À partir du 1er janvier 2024, votre allocation de chômage temporaire sera calculée à hauteur de 60 % au lieu de 65 % de votre rémunération brute. Toutefois, il existe désormais un supplément de 5 euros par jour. Quelles sont les conditions ?

Explication

Si votre employeur vous met en chômage temporaire, par exemple en raison d'une diminution des commandes, d'une baisse de la production, d'une défaillance technique, de mauvaises conditions météorologiques..., vous restez employé mais vous ne fournissez plus ou moins de services. Vous recevrez donc une allocation de l'ONEM.

Désormais, cette allocation sera calculée à 60 % et non plus à 65 % de votre salaire brut (éventuellement plafonné). Désormais, seules les allocations de chômage temporaire pour cause de force majeure seront calculées à 65 %.

Ces montants sont accordés indépendamment de votre situation familiale et ne diminuent pas avec le temps (comme c'est le cas pour le chômage complet). Les salaires pris en compte sont limités : un montant maximum de 3 299,11 euros brut par mois est pris en compte. Si vous gagnez plus, votre allocation est calculée sur ce salaire brut plafonné.

 Supplément

Autre nouveauté : à partir du 1er janvier 2024, vous pourrez* également avoir droit à un supplément de 5 euros par jour couvert par allocation de chômage temporaire. Cela s'applique à toutes les formes de chômage temporaire (pour cause de désordre technique, de causes économiques ou d'intempéries), à l'exception du chômage temporaire pour force majeure.

Conditions

Si votre salaire mensuel brut ne dépasse pas 4 000 EUR, vous avez droit à ce complément à partir du premier jour couvert par votre allocation de chômage temporaire ;
Si votre salaire mensuel brut dépasse 4 000 euros, vous avez droit à ce complément à partir du 27ème jour de chômage temporaire au cours de la même année civile chez le même employeur. Les jours de chômage temporaire pour force majeure ne sont pas pris en compte dans le décompte des jours de chômage temporaire.
 

Bon à savoir 

Le supplément est lié à l'indice pivot applicable au 1er janvier 2024. Dès que l'indice pivot est dépassé, le supplément de 5 euros est indexé.
Votre employeur doit payer ce complément, à moins qu'une convention collective de travail ne prévoie que ce soit le Fonds de sécurité qui s'en charge. 
Plus d’infos : https://www.onem.be/citoyens/chomage-temporaire/a-combien-s-eleve-votre-allocation-en-cas-de-chomage-temporaire-

 

(*) Exception : votre employeur ne doit pas payer ce supplément si une convention collective de travail garantit un pourcentage de votre salaire qui vous permet déjà de recevoir un supplément au moins égal au supplément complémentaire.