FGTB

Liège-Huy-Waremme

Femmes

Les femmes sur le marché de l'emploi et dans le syndicat. Une lutte inclassable...

En 2006, les inégalités entre les femmes et les hommes sont fréquentes dans la sphère du travail. Parfois moins évidentes qu’auparavant, elles sont moins conscientes mais tout aussi discriminantes. Saviez-vous qu’à compétence égale et à fonction égale, une femme doit travailler 25% de plus pour gagner le même salaire que son homologue masculin ?

Par ailleurs, les filières dites « féminines » offrent généralement de faible rémunération. Les femmes restent cantonnées dans les niveaux subalternes ou intermédiaires dans la hiérarchie. En Belgique, parmi les cadres, on retrouve 70% d'hommes contre 30 % de femmes. (L’écart s’accentue avec le niveau hiérarchique).

Saviez vous que 87% des travailleurs à temps partiel en Belgique sont des femmes ? Cela représente presque une travailleuse sur deux. Le temps partiel est loin d’être la conciliation parfaite entre vie de famille et vie professionnelle, comme le suggèrent certains. La flexibilité, les bas salaires et les droits réduits inhérents à ces contrats ne sont pas toujours un choix ! (voir brochure Temps partiel : entre solution et désillusion, FGTB Liège-Huy-Waremme, 2004)

Le manque cruel de structures d’accueil de la petite enfance nuit davantage aux carrières des femmes, compte tenu de la répartition déséquilibrée entre les hommes et les femmes des tâches et charges relevant de la famille.

En Wallonie, on compte 23% de femmes au chômage contre 15% d’hommes.

Les femmes sont en première ligne des victimes de la chasse aux chômeurs ou du changement du complément chômage pour les travailleurs à temps partiel. Ces réformes appauvrissent considérablement les femmes.

Les pensions des femmes sont réduites à une peau de chagrin, étant donné tous les éléments qui précèdent et le mode de calcul des revenus de la retraite.

La FGTB Liège-Huy-Waremme se nourrit des préoccupations des femmes à travers son Bureau des femmes. Véritable laboratoire d’idées, il échange et débat sur la réalité dans le monde du travail et du chômage. L’importance de s’engager comme déléguée syndicale n’est plus à démontrer, nous devons également pousser les femmes à prendre leur place dans la sphère politique